mercredi 27 mai 2015

150 ou 166, est-ce vraiment la question ?

La loi qui a créé la métropole a confié au gouvernement le soin de décider par ordonnance du nombre de conseillers métropolitains qui seront élus à l’assemblée du Grand Lyon en 2020. Le gouvernement avait choisi de fixer à 166 ce nombre et son ordonnance, comme notre constitution le prévoit, est actuellement en cours d’examen au parlement pour validation. 
Le sénateur F. N. Buffet a choisi cette occasion pour déposer un amendement afin ramener le nombre de ces conseillers à 150.
Pourquoi ? Pour faire des économies, pardi !,  car selon lui, la diminution de 16 postes permettrait une économie de 1,5 million d’euros sur le budget de la collectivité. A 150, un conseiller métropolitain représenterait 8 823 habitants, alors qu’un conseiller régional en représente plus de 40 000. On peut donc bien supprimer 16 postes à la métropole !
On regrette que notre sénateur, maire d’Oullins, et comme moi conseiller métropolitain, ne soit pas allé plus loin. A 93 750 euros le conseiller métropolitain par mandat, pourquoi ne pas diminuer encore pour faire des “économies” ? Pourquoi ne pas limiter à 100, à 50 ou même à 20 le nombre d’élus ? Et pourquoi ne pas tout bonnement supprimer tous les élus ? On ferait alors une “économie” substantielle de 15 562 000 euros sur 6 ans. “En ces temps difficile, vous comprendrez qu’on ne peut pas se priver de telles économies…” L’argument semble imparable.

Sauf qu’il y a un problème. Qui décidera alors au nom des citoyens métropolitains ? Hé oui, la démocratie a un coût. Elle a même un prix. Et ce prix ne s’apprécie pas en fonction du seul rapport habitant / élu (un calcul pertinent devrait d’ailleurs rapporter le nombre d’élus par rapport au budget mobilisable de la collectivité).
Le prix de notre démocratie locale est d’ailleurs bien plus élevé que ces quelques indemnités d’élus, cibles de tous les populismes.  Le prix de notre démocratie ce sont les campagnes électorales, ce sont nos assemblées délibérantes,  ce sont leurs longs débats, ce sont les majorités parfois difficiles à trouver, ce sont les consensus nécessaires...
C’est à ce prix que les habitants, les citoyens et les contribuables du territoire métropolitain partageront le sentiment d’appartenance à une même communauté, c’est à ce prix qu’il auront la conviction de partager un même destin. C’est a ce prix qu’ils bâtiront ensemble une agglomération dynamique et solidaire
Alors, 166 ou 150, ce n’est pas vraiment la question.

mercredi 13 mai 2015

Appel des 30 : les lauréats !


A l’entrée sud de Lyon, la Vallée de la Chimie est un territoire stratégique pour la métropole lyonnaise dont la forte dynamique économique, historiquement portée par l’industrie chimique repose sur des acteurs mondiaux comme TOTAL, ARKEMA, SOLVAY, BLUESTAR SILICONES, GDF Suez, KEM ONE ou encore IFP ENERGIES NOUVELLES.


 La Métropole porte un ambitieux projet de développement et d’aménagement pour ce territoire à l’horizon 2030, qui repose sur la mutation et la dynamisation de ce site de plusieurs centaines d’hectares.

 L’objectif est d’en faire une référence européenne en matière de "cleantech", c'est-à-dire des services industriels et des techniques qui utilisent des ressources naturelles dans une perspective d'amélioration de l'efficacité. 

Dans ce cadre,  a été lancé en septembre dernier, « l’Appel des 30 »  pour permettre le développement de nouvelles activités sur 60 hectares de fonciers publics et privés situés sur les communes de Saint‐Fons et Feyzin.

16 lauréats ont été sélectionnés, il s'agit de 4 opérateurs immobiliers (Art de Construire, ADIM/Novelige, SERL/EM2C, CCR) et de 12 entreprises industrielles (MAIA/Ain Environnement, VIIA, CHIMIREC, SERPOL, Vencorex, BMES, Explorair, Lactips, Lumar France, ORAPI, FUL, logisticien industriel).  

Désormais, les lauréats continuent à travailler sur leurs projets respectifs, en bénéficiant d'un accompagnement technique, réglementaire et financier proposé par les services du Grand Lyon. 

Grâce à cette première édition de l'Appel des 30!, ce sont des centaines d'emplois supplémentaires qui pourraient être localisés, d'ici à 5 ans, dans la Vallée de la Chimie.