lundi 28 décembre 2015

Le pacte

La loi qui a créé la métropole rend désormais possible les délégations entre la métropole et les mairies. Il est donc possible que le Grand Lyon confie le nettoiement des trottoirs à une commune ou qu’une ville décide de confier à la métropole son CCAS. C’est possible, mais à deux conditions : il faut d’abord que les deux parties soient d’accord ; il n’est pas question qu’une collectivité impose à une autre quoi que ce soit ! Il faut ensuite que ce transfert se fasse sans augmenter les dépenses de l’une ou l’autre collectivité. Il est par ailleurs toujours possible que mairies et métropoles continuent à travailler de concert en coordonnant leurs actions.
Pour éviter que toutes ces délégations et coordinations ne se fassent dans tous les sens et produisent un nouveau mille-feuille encore plus incompréhensible, la loi a prévu que le Grand Lyon adopte un “pacte de cohérence métropolitain”. C’est ce que nous avons fait en validant un texte qui avait été écrit auparavant par les 59 maires réunis.
Ce document est désormais le cadre de coopération entre toutes les collectivités de notre agglomération. Mais nous ne sommes qu’au milieu du gué. Les mairies ont désormais 3 mois pour transmettre au Grand Lyon les domaines dans lesquels elles souhaitent coopérer. On espère que d’ici la fin de l'année 2016, les conventions de délégation seront enfin signées. On connaîtra alors les  communes les plus intégrées à la métropole, et celles qui ont décidé de lui tourner le dos !

jeudi 1 octobre 2015

Très haut débit, pour tout le monde ?


"Arghh... il n'y a pas assez de débit internet !" Qui n'a pas vécu cette sensation très désagréable de ne pas pouvoir surfer convenablement sur le net ? En cause, le réseau filaire qui raccorde l'ordinateur au plus proche nœud de raccordement du "réseau des réseaux". Dans plus de 90% des cas, ce raccordement passe par les fils du téléphone grâce à la technique de l'ADSL. 

Mais cette technique a ses limites et le débit a tendance à rapidement diminuer dès que l'on s'éloigne du point du raccordement. Et ce qui est désagréable pour un particulier est catastrophique pour une entreprise qui ne peut se satisfaire d'un maigre méga octet par seconde... 
La solution s'appelle le câble ou la fibre optique. Les débits sont alors plus de 100 fois plus élevés et on peut alors parler de Très Haut Débit. Il existe sur le grand Lyon quelques secteurs couvert par la fibre pour les particuliers, mais l'offre actuelle pour les entreprises est souvent prohibitive avec des délais de mise en concurrence très longs. 
Pour ne pas risquer de voir des entreprises quitter l'agglomération, la métropole a décidé d'agir...

Le Grand Lyon est l'autorité organisatrice du service public des communications électroniques, cela veut dire qu’elle a le droit de créer un réseau dit d’initiative publique - un RIP - là où les investissements privés ne sont pas au rendez vous.

Mais bien qu’on trouve de très nombreuses compétences au sein des services du Grand Lyon, il ne figure pas parmi les métiers de la métropole le fait de creuser des tranchés, d’installer de la fibre optique, d’aménager des routeurs, ou de commercialiser de la bande passante ! 

Il a donc été décidé de mettre en place une Délégation de Service publique et de confier à une entreprise privée le soin de construire et d’exploiter pendant 25 ans ce réseau d’initiative publique. C’est la société Covage SAS, qui a été retenue après une consultation qui a durée presque 2 ans. Il faut dire que la collectivité a prévu une subvention de plus de 6 M€ pour équilibrer le budget global de l’opération qui s’élève à 40,221 M€ sur la durée de convention. Et dans 25 ans, ce réseau de fibre optique qui desservira 93 zones d’activité économique, 165 ensembles immobiliers d’entreprises et 1631 sites publics et para-publics deviendra propriété de la Métropole. 
Une opération qui aurait pu être totalement satisfaisante si l’option de déserte des zones d’habitation avait pu être aussi retenue. Mais l’analyse économique fine de chacun des candidats à la DSP du coût de cette option a été rédhibitoire. Pour que l’opération soit équilibrée, il aurait fallu équiper un minimum de 25 000 habitations en fibre optique et la participation de la collectivité aurait été de l’ordre de 20 M€ (soit une subvention publique de 800 euros la prise !). Il semble donc que les habitants en zone bas débit doivent attendre le bon vouloir des opérateurs privés avant de goûter aux joie du très haut débit...

vendredi 4 septembre 2015

Collège... métropolitain !

Cette semaine, c’était la rentrée des classes pour tous les collégiens. Mais c’était aussi une rentrée un peu particulière pour la Métropole de Lyon. 

Depuis le 1er janvier 2015 en effet, c’est le Grand Lyon qui assure la gestion des collèges présents sur son territoire. En plus du collège Mistral à Feyzin, la Métropole de Lyon est donc désormais en charge de 76 collèges publics accueillant pas moins de 42 000 collégiens 

Cette compétence recouvre un vaste champ de missions  :
- La métropole entretien et équipe les collèges existants, elle construit de nouveaux établissements
- elle met en place la restauration scolaire en proposant des tarifs adaptés à la situation des familles pour permettre l’accès au plus grand nombre des élèves
- elle finance le matériel d’enseignement et déploie des nouvelles technologies (manuels numériques, ressources en ligne…)

La Métropole joue également un rôle important en ce qui concerne les activités extra-scolaires en finançant des actions culturelles et éducatives comme des sorties au musée, au cinéma, ou au théâtre.
En tant que conseillère métropolitaine, je siège au conseil d’administration du collège Mistral et je suis avec beaucoup d’attention les projets de cet établissement sur lesquels j’aurais l’occasion de revenir dans ces pages





Les collèges de la Métropole en  chiffres
- 77 collèges publics sur le territoire
- 42 000 élèves
- 609 agents de la Métropole (accueil, entretien, restauration)
- 28 millions d’euros de dépenses de fonctionnement
- 270 millions d’euros programmés à la PPI 2015-2020
- rénovation de 11 collèges
- création de 2 nouveaux collèges, à Lyon (secteur 3e/7e/8e) et  Vaulx-en-Velin/Villeurbanne
- 19 millions d’euros investis dans le plan numérique

mercredi 27 mai 2015

150 ou 166, est-ce vraiment la question ?

La loi qui a créé la métropole a confié au gouvernement le soin de décider par ordonnance du nombre de conseillers métropolitains qui seront élus à l’assemblée du Grand Lyon en 2020. Le gouvernement avait choisi de fixer à 166 ce nombre et son ordonnance, comme notre constitution le prévoit, est actuellement en cours d’examen au parlement pour validation. 
Le sénateur F. N. Buffet a choisi cette occasion pour déposer un amendement afin ramener le nombre de ces conseillers à 150.
Pourquoi ? Pour faire des économies, pardi !,  car selon lui, la diminution de 16 postes permettrait une économie de 1,5 million d’euros sur le budget de la collectivité. A 150, un conseiller métropolitain représenterait 8 823 habitants, alors qu’un conseiller régional en représente plus de 40 000. On peut donc bien supprimer 16 postes à la métropole !
On regrette que notre sénateur, maire d’Oullins, et comme moi conseiller métropolitain, ne soit pas allé plus loin. A 93 750 euros le conseiller métropolitain par mandat, pourquoi ne pas diminuer encore pour faire des “économies” ? Pourquoi ne pas limiter à 100, à 50 ou même à 20 le nombre d’élus ? Et pourquoi ne pas tout bonnement supprimer tous les élus ? On ferait alors une “économie” substantielle de 15 562 000 euros sur 6 ans. “En ces temps difficile, vous comprendrez qu’on ne peut pas se priver de telles économies…” L’argument semble imparable.

Sauf qu’il y a un problème. Qui décidera alors au nom des citoyens métropolitains ? Hé oui, la démocratie a un coût. Elle a même un prix. Et ce prix ne s’apprécie pas en fonction du seul rapport habitant / élu (un calcul pertinent devrait d’ailleurs rapporter le nombre d’élus par rapport au budget mobilisable de la collectivité).
Le prix de notre démocratie locale est d’ailleurs bien plus élevé que ces quelques indemnités d’élus, cibles de tous les populismes.  Le prix de notre démocratie ce sont les campagnes électorales, ce sont nos assemblées délibérantes,  ce sont leurs longs débats, ce sont les majorités parfois difficiles à trouver, ce sont les consensus nécessaires...
C’est à ce prix que les habitants, les citoyens et les contribuables du territoire métropolitain partageront le sentiment d’appartenance à une même communauté, c’est à ce prix qu’il auront la conviction de partager un même destin. C’est a ce prix qu’ils bâtiront ensemble une agglomération dynamique et solidaire
Alors, 166 ou 150, ce n’est pas vraiment la question.

mercredi 13 mai 2015

Appel des 30 : les lauréats !


A l’entrée sud de Lyon, la Vallée de la Chimie est un territoire stratégique pour la métropole lyonnaise dont la forte dynamique économique, historiquement portée par l’industrie chimique repose sur des acteurs mondiaux comme TOTAL, ARKEMA, SOLVAY, BLUESTAR SILICONES, GDF Suez, KEM ONE ou encore IFP ENERGIES NOUVELLES.


 La Métropole porte un ambitieux projet de développement et d’aménagement pour ce territoire à l’horizon 2030, qui repose sur la mutation et la dynamisation de ce site de plusieurs centaines d’hectares.

 L’objectif est d’en faire une référence européenne en matière de "cleantech", c'est-à-dire des services industriels et des techniques qui utilisent des ressources naturelles dans une perspective d'amélioration de l'efficacité. 

Dans ce cadre,  a été lancé en septembre dernier, « l’Appel des 30 »  pour permettre le développement de nouvelles activités sur 60 hectares de fonciers publics et privés situés sur les communes de Saint‐Fons et Feyzin.

16 lauréats ont été sélectionnés, il s'agit de 4 opérateurs immobiliers (Art de Construire, ADIM/Novelige, SERL/EM2C, CCR) et de 12 entreprises industrielles (MAIA/Ain Environnement, VIIA, CHIMIREC, SERPOL, Vencorex, BMES, Explorair, Lactips, Lumar France, ORAPI, FUL, logisticien industriel).  

Désormais, les lauréats continuent à travailler sur leurs projets respectifs, en bénéficiant d'un accompagnement technique, réglementaire et financier proposé par les services du Grand Lyon. 

Grâce à cette première édition de l'Appel des 30!, ce sont des centaines d'emplois supplémentaires qui pourraient être localisés, d'ici à 5 ans, dans la Vallée de la Chimie. 

mardi 7 avril 2015

Conseil de quartier... c'est reparti !

La session de printemps des conseils de quartier s'est déroulée en mars et avril 2015. Un moment attendu par les Feyzinois : sur l'ensemble des quartiers, plus d'une centaine d'habitants ont répondu à notre invitation !
Chacun a pu faire part de ses préoccupations : cadre de vie, tranquillité publique, ...




Les Feyzinois ont pu obtenir des informations sur les différents projets de la ville :
- la déchetterie, dont les travaux ont commencé ce mardi 7 avril ; 
- le budget de la commune,
- les différents projets prévus au plan de mandat : déplacement des terrains de tennis, rénovation du centre de loisirs des trois cerisiers, création d'une salle de danse,  développement des commerces dans le quartier des Razes, avancée du PPRT, etc..

Les bureaux de quartiers ont également pu rendre compte de leur activité, de l'avancée de leur travail sur les projets qu'ils comptent mettre en oeuvre et des améliorations qu'ils souhaitent apporter à leur quartier !

Un moment d’échange toujours très enrichissant !