mercredi 22 mars 2017

Au conseil !

Le prochain conseil de la métropole aura lieu le Lundi 10 Avril 2017.
La séance est publique et se déroule au Grand Lyon, 20 rue du lac.
Vous venez ?

ps : les projets de rapports sont accessibles ici. attention, il y a une surprise en page 176 !

samedi 18 mars 2017

Conseillère métropolitaine socialiste, j'ai parrainé E. Macron


Les habitants des Razes me connaissent comme voisine, les feyzinois comme première adjointe du maire. Je me plais à croire que certains savent que je suis vice présidente de la métropole...
Mais je suis aussi socialiste puisque j’ai adhéré à ce parti dans la foulée de mon engagement municipal.

Socialiste, j’ai organisé les primaires de la belle alliance populaire ; socialiste, j’ai milité pour le candidat Valls ; socialiste, j’ai pris acte de la victoire de Benoît Hamon.

Mais la situation politique m’impose aujourd’hui un choix important.
Marine Le Pen sera en tête du premier tour, c’est une certitude.

Avec moins de 15% dans tous les sondages, notre candidat Benoît Hamon ne sera pas au second tour, c’est une autre certitude.

Un très grand nombre d’électeurs ne savent toujours pas pour qui ils voteront au 1er ni au second tour, c’est un fait.

L’hypothèse de l’élection de la candidate du Front National n’est donc plus impossible.

C’est cette conclusion qui m’amène aujourd’hui, en conscience, à soutenir le candidat Emmanuel Macron.
Je crois en effet qu’il faut donner le maximum de force, dès le 1er tour, au candidat qui pourra battre Marine Le Pen.
Je suis certaine que seule cette dynamique est la garantie pour que notre pays ne se ferme pas au monde.

Je sais qu’en faisant ce choix je vais à l’encontre de la discipline de mon parti, je sais aussi que je peux faire de la peine à certains camarades.

Mais à tous ceux là, je veux rappeler que le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions socialistes, réformistes et européennes, c'est Emmanuel Macron. Je veux leur rappeler que le programme d'Emmanuel Macron est sérieux et crédible sur le plan économique et que c’est la condition nécessaire de nouveaux progrès sociaux et de la protection des plus faibles.

Je veux leur rappeler qu’en tant que responsable politique, l’avenir de notre pays doit plus compter que nos logiques partisanes.

J’apporte donc ce jour mon soutien à Emmanuel Macron à qui j’accorde mon parrainage en tant que conseillère métropolitaine.

dimanche 12 juin 2016

Culture au rabais !

Lors de la dernière Commission Permanente, la politique de coupes budgétaires menée par Laurent Wauquiez a été votée !

Voici les différentes structures impactées avec les différentes baisses associées  :

-  30 000 € à la MC2 (- 6%), 
-  20 000 € aux Subsistances (-6.6%), 
- 26 000 € au Toboggan de Décines (- 26%) 
- 14 000 € pour le théâtre Vienne (- 13%), 
- 5 000 € pour le Rabelais-Meythet à Annecy (-18%) ; 
- 5 000 €pour le lieu les Echappées belles à Lyon (- 23%) ; 
- 12 000 € pour le théâtre Renoir de Cran-Gevrier (- 44%) ; -
- 5 000 € pour le théâtre Mazade d’Aubenas (- 33%) ; 
- 3 000 € pour le théâtre du Châtelard à Ferney (- 23%), 
- 3 000 € à l’association le Stud à Grenoble (-17%) ;
 - 3 000 € à l’association le Pot au noir à St Paul les Monestier (- 8.6%) ;  
- 3 000 € à l’association la Fabrique à Andrézieux Bouthéon (-8.6%) ;
 - 5 000 € à l’association CitéDanse à Grenoble (- 33%) ;
 - 2 000 € pour la Friche Lamartine à Lyon (- 29%) ;
 - 3 000 € à l’association le Tricycle de Grenoble (-30%) ;
 - 10 000 € à l’association Scène 7 à Lyon (- 40%) ; 
- 5 000 € à l’Espace 44 (- 33%)

A noter : la subvention de 170 000 euros qui devait être votée pour le TNG (Lyon) a été retirée le jour-même de la CP sans motifAbsence également de la Comédie de Saint Etienne et de l’Ecole d’art et design.

Et les festivals  :
5 000  € pour Paroles en festival à Irigny (- 19%) ; 
- 10 000 € au festival de la correspondance à Grignan (-20%) ;
 - 4 000 € pour Saou chante Mozart (-12%) ; 
- 5 000 € pour les Nuits d’été de Novalaise(- 25%) ;
 - 5 000 € pour les Arts jaillissants (- 25%) ;
 - 10 000 € au Printemps de Pérouges (- 50%) ;
 - 5 000 € pour les Rencontres du jeune théâtre européen de Grenoble (-16%) ; 
5 000 € pour les Rencontres de Brangues à Morestel (-25%), 

A noter : plusieurs festivals se déroulant pourtant dans les prochaines semaines et dont la subvention était habituellement votée en mai au regard de la date de l’événement ne figurent pas dans la liste des festivals votée jeudi dernierCela ne signifie pas forcément qu’ils ne seront finalement pas aidés par la Région – même si cela est néanmoins fort possible – mais cette incertitude et ce vote potentiellement tardif peut les mettre en difficulté. Il faudra donc être très attentifs lors de l’examen des rapports de la prochaine CP concernant ces festivals à ce jour non financés.
Absences du festival d’Autrans (12 000 € en 2015), de Voiron la photo fait son cinéma (4 000 € en 2015) de la Biennale à livre ouvert de Bourgoin (3 000€ en 2015), de l’association Cordes et Pics de Montricher (5 000€ en 2015), dufestival Bruit de la Neige à Annecy (1 600 € en 2015) , Poet laval jazz festival (3 000€ en 2015), Temps chauds à Bourg en Bresse (45 000€ en 2015), Cabaret frappé à Grenoble (15 000 € en 2015), Musique en stock à Cluses (5 000 €en 2015), Jean Ferrat à Antraigues (1 500 € en 2015), l’Original à Lyon (12 000 € en 2015), Ornithorynque (4 000 € en 2015)


mercredi 4 mai 2016

So foot !

Il y a forcément, parmi les lecteurs de cet article, des amateurs de foot qui savent, mieux que moi, que le championnat d’Europe de football masculin aura lieu en France du 10 juin au 10 juillet 2016. Lyon est l’une des 10 villes hôtes de ce championnat et 6 matchs seront organisés au Stade des Lumières. 
 
La Métropole de Lyon souhaite déployer un dispositif de volontaires afin de proposer un accueil de qualité et de veiller à l’information des supporters et des visiteurs pendant l’événement. L’objectif est de faciliter le séjour des visiteurs français et étrangers en leur offrant un accueil "sur mesure", mais aussi en incitant ces visiteurs à découvrir les atouts touristiques de la Métropole et à revenir pour de plus longs séjours ! 
 
Pour ce faire, les élus du Conseil de la Métropole ont validé, lundi 2 mai, le programme permettant le recrutement et la mobilisation de 350 bénévoles locaux. Tous les candidats qui se seront inscrit sur le site seront reçus individuellement dans le cadre d’entretiens de recrutement puis formé à l’accueil. 
 
La Métropole prendra en charge les repas, les frais de transports et une dotation vestimentaire. Mais surtout, ces bénévoles auront le statut de collaborateur occasionnel du service public. Un statut qui leur garantira une assurance en cas d’accident. C’est bien le moins que la collectivité pouvait offrir à ces bénévoles engagés pour le foot et la métropole !

samedi 26 mars 2016

Bye Bye A7 ?

L’erreur du siècle ! C’est ainsi que l’on pourrait qualifier la décision dans les années 1960 de faire passer l’autoroute A7 sous Fourvière, au coeur de Lyon. Le mélange des flux  de circulation locale, nationale et internationale est la source d’un nombre incalculable de nuisances,  d’Ecully à Feyzin en passant par la Confluence. La décision du conseil métropolitain de financer avec l’Etat de nouvelles études pour une solution pérenne et efficace du contournement lyonnais est donc une bonne nouvelle.  La ville de Lyon avait quelques jours plus tôt voté le principe du déclassement A6‐A7. Un large consensus - politique et géographique - est donc en train de voir le jour sur cet objectif indispensable au développement de la métropole. La mise à l’agenda politique de l’Etat de cette question serait une première victoire avant la validation d’un scénario de contournement et de son financement. Un dossier important à suivre pour la métropole et pour Feyzin.

mercredi 23 mars 2016

Avis Favorable !

Mon intervention, lundi en Conseil Métropolitain sur l'avis donné par la Métropole sur le PPRT :

Le 21 septembre 2001, l’explosion des stockages toulousains d’AZF, filiale de Grande Paroisse, elle-même filiale du groupe Total tuait 30 personnes, en blessait plusieurs centaines, et provoquait des dégâts matériels considérables.

Deux années plus tard, la loi Bachelot viendra compléter les directives européennes Seveso et imposera à la France une nouvelle méthode, dite probabiliste, dans un mode d’évaluation des risques générés par les entreprises classées. 

S’ensuivra un travail considérable pour les industriels, de révision de leurs études de danger puis de réalisation, pour plus de deux milliards, d’investissements destinés à réduire les risques de leurs installations à la source.

La loi Bachelot prévoyait également que, lorsque les risques ne pouvaient malgré tout être contenus dans l’enceinte de l’entreprise, il convenait de réglementer l’urbanisation actuelle comme future, pour protéger les populations riveraines et éviter que dans le futur, de nouvelles populations viennent s’installer à proximité de sites à risque.

Douze ans après, la délibération de ce soir, clôt une première étape, chaotique, interminable qui aura nécessité à deux reprises, des  interventions du législateur. Douze années pendant lesquelles, les riverains- plus de 80000 habitants pour la seule vallée de la chimie au sud de notre agglomération- auront dû patienter dira-t-on souvent ballottés dans d’inacceptables incertitudes.

Pour mémoire, en 2004, le législateur avait prévu pour que les riverains se protègent vis à vis des risques technologiques, une obligation maximum de 20 000 € que l’Etat prenait généreusement  à sa charge à hauteur de 15 % des coûts  soit 3000 € ; le reste -17000 €  était à la charge des habitants.

Il aura fallu dix ans, et une mobilisation sans répit, et solidaire de toutes les communes concernées regroupées au sein de l’association AMARIS, présidée par Yves Blein, Député Maire de Feyzin, ainsi qu’un dialogue régulier avec les industriels, pour rendre la loi applicable.

C’est ainsi que les habitants de la vallée de la Chimie dès lors qu’ils auront, demain, des travaux de mise en sécurité de leur logement à entreprendre, percevront une aide de 90 % du montant des travaux, plafonnée à 20000 €, et repartie entre l’Etat pour 40%, les industriels pour 25% et les collectivités percevant la CET pour 25%.

Il restera donc 10% du montant des travaux à la charge des riverains au terme des dispositions nouvelles arrêtées en 2013 par l’Assemblée Nationale. La loi redonnera en outre aux entreprises et à leurs riverains industriels plus de souplesse pour leurs investissements et moins de contraintes menaçant le maintien de leur activité.

La Métropole émet aujourd’hui un certain nombre de réserves sur le PPRT proposé, qui sont de nature en effet, à garantir un meilleur accompagnement  des populations, entreprises et territoires concernés et qui devront retenir toute l’attention de l’Etat.
Il s’agit là d’un document essentiel pour le sud de l’agglomération lyonnaise, sa population, son économie et qui, une fois adopté, vaut servitude d’utilité publique et s’impose au PLU- H.

Je souhaite également souligner que dans le cadre de l’élaboration de ce PPRT, le dialogue entre la Métropole, les communes concernées et l’Etat a été constant et fructueux.

L’engagement de la Métropole dans les discussions a été entier, et un véritable travail commun a été mené en vue d’accompagner au mieux les habitants et les entreprises du territoire. Il faut le saluer.

Cela s’accompagne d’un engagement financier métropolitain important, à la hauteur de l’enjeu dont il apparaît qu’il est clairement reconnu. Le financement est tripartite entre les collectivités locales, les industries et l’Etat. Notre Métropole y contribuera à hauteur de 18 millions d’euros inscrits à la PPI.

La volonté politique de travailler dans le détail sur ce PPRT, de réduire au mieux les risques technologiques et d’accompagner ceux qui se trouvent touchés par les mesures préventives qui s’imposent, est clairement affichée par notre Métropole et il s’agit là d’un soutien absolument essentiel, pour les communes du territoire de la vallée de la chimie.

D’ailleurs, nous le voyons dans la délibération, la Métropole ne donne pas un blanc sein à l’Etat et les réserves formulées sont hautement justifiées. Les problématiques locales ont été entendues.

Pour autant, nous le savons sur notre territoire, la priorité doit aller à la prévention  du risque et c’est une ligne de crête que de parvenir à sauvegarder les populations et l’activité  économique de celui-ci, tout en garantissant leur capacité à vivre, à s’épanouir, à se développer.

Le règlement du PPRT, aux réserves près bien sûr incluses dans la délibération  qui nous est proposée, peut donc être désormais approuvé.

Il ouvrira une seconde étape, celle de sa mise en œuvre, pour laquelle la Métropole, aux côtés de l’Etat et des communes, devra déployer l’ingénierie nécessaire pour permettre à nos concitoyens résidant dans les périmètres de ces entreprises si importantes pour l’économie de notre agglomération de vivre désormais en sécurité.




lundi 18 janvier 2016

PMI'e adopté !

L'insertion pour l’emploi. Une expression étrange qui ne parle souvent qu'aux professionnels de la profession... Si on a un emploi, on ne se souci guère de l'insertion. Si on est au chômage depuis longtemps, on est surtout attentif à trouver un emploi et on n’a que faire de ce mot…

Pourtant, derrière cette expression se cache des budgets importants, des administrations nombreuses, des opérateurs encore plus nombreux et, malheureusement, des personnes concernées par dizaines de milliers.

Reprenons : Plus une personne est éloignée de l’emploi depuis longtemps, moins elle a de chance de retrouver un emploi. Pour lutter contre ce cercle vicieux, il faut agir, accompagner, former, suivre, soutenir : c’est l’insertion pour l’emploi.

L’Europe, l’Etat, le Département et les communes étaient jusqu’à présent les seules administrations qui finançaient des actions d’insertion. Mais avec la création de la Métropole, les choses changent puisque le Grand Lyon prend la place du département.

Et c’est là que vos élus ont eu une idée géniale...

Puisque la Métropole s’occupe déjà du développement économique et que l’insertion pour l’emploi cherche justement à remettre des chômeur à l’emploi, pourquoi ne pas rapprocher les politiques de l’insertion et du développement économique ?

Plus facile à dire qu’a faire. Car si tout le monde voit bien les synergies qui peuvent exister, les acteurs et les logiques sont assez différentes.

Il fallait donc faire en sorte que tout le monde se parle, que des objectifs et des moyens soient définis et que les élus métropolitains adoptent un texte.

C’est ce qui a été fait le 10 décembre dernier avec l’adoption du programme métropolitain d’insertion pour l’emploi pour la période 2016-2020. Un document cadre fruit de la réflexion et du travail de 250 partenaires qui détermine des engagements concrets en faveur des bénéficiaires du RSA.

Premier exemple concret de ce programme ? : l’opération « 1000 entreprises pour l’insertion». La Métropole va inciter 1000 entreprises à s’engager pour l’insertion. Compte tenu de l’importance du Grand Lyon en tant que donneur d’ordre, les entreprises sollicitées pour cette opération se montreront sans doute très compréhensives. L’élue local que je suis sais que l’insertion est un combat et tous les moyens sont bons pour sortir des personne de la précarité et du chômage.